Devenir propriétaire attention aux frais cachés

Un achat immobilier englobe toute une série de frais dont vous feriez bien de tenir compte.

Le prix d'achat d'un bien ne se limite pas à sa valeur sur le marché. Si vous voulez établir un budget réaliste, il va vous falloir prendre en compte toute une série de frais directement liés à votre achat et dont on ne mesure pas toujours l'impact sur le portefeuille.

Parmi les frais inhérents à un achat immobilier, les « frais de notaire» sont ceux qu'on cite le plus spontanément. Sauf que cette appellation regroupe plusieurs postes et que le montant total est très loin d'atterrir dans la poche du juriste. Pamir les frais prix en compte, on trouve les droits d'enregistrement, qui équivalent à un pourcentage du prix du bien et dont le montant varie selon les régions.

Les honoraires du notaire correspondent eux aussi à un pourcentage de la valeur du bien. Ces honoraires sont fixés par la loi, afin que tous les notaires appliquent le même tarif. Les honoraires du notaire sont déterminés en fonction d'une échelle dégressive : plus le logement vendu est cher, plus les frais sont bas. Si le vendeur et l’acheteur font appel à deux notaires différents, cela n'aura aucune influence sur le montant des honoraires qu'ils devront payer. En effet les deux notaires consultés se partageront une même somme.

ASSURANCES. ETC...

Pour s'assurer que la vente se déroule au mieux, le notaire doit effectuer une série de recherches : hypothécaires, fiscales, urbanistiques, etc. Il lui revient également de demander certains certificats et d'effectuer certaines notifications. Toutes ces recherches ont un coût. La transcription de l'acte, l'inscription de l'hypothèque, les extraits cadastraux, les frais de timbres vous seront facturés. Au total, la note de ces frais administratifs tourne autour des 1.000 €. À ces frais s'ajoutent les droits d’enregistrement de l'emprunt hypothécaire, à savoir une taxe équivalente à 1 % de l'emprunt. Avant d'accorder un crédit hypothécaire, les banques exigent la plupart du temps que l'emprunteur souscrive, à une «assurance solde restant dû ». Une «assurance habitation » est également à contracter, qui protégera votre achat contre l'incendie, les dégâts des eaux, le vol et -autres. Dans l'éventualité où vous songez à entreprendre des travaux de rénovation, n'oubliez pas qu'il vous faudra demander un permis d'urbanisme et que ce permis a un coût lui aussi. Enfin, si vous achetez un appartement, vous devrez tenir compte de frais de copropriété : le nettoyage des couloirs et des escaliers, d'éventuels travaux de rénovation des parties communes, l'entretien-ou le remplacement de l'ascenseur… L'acte de vente et le règlement de la copropriété déterminent la part que chaque copropriétaire doit assumer dans les frais communs.

Que couvre le crédit hypothécaire ?

Depuis le 1er avril 2017 et suite aux nouvelles directives de la Banque Nationale, le montant emprunté au sein d’un crédit hypothécaire est, dans le meilleur des cas limité au prix d’achat du bien.

Les frais de notaire doivent donc être payés sur fonds propres, voire via une aide familiale. Certains organismes proposent pourtant d’emprunter le prix d’achat plus 5% des frais de notaire. Si vous ne disposez pas de ressources suffisantes pour faire l’appoint, il vous est également possible de contracter un second crédit, cette fois sans garantie immobilière, que vous payerez en parallèle du premier et pour une durée plus réduite.

Source : Maxx samedi 8 février 2020 article de F.C.